[JPO 2019] Un parcours du combattant… ou presque !

Nous vous l’avions évoqué dans l’article sur la Conférence Égalité Professionnelle, les membres de la Mission Égalité Professionnelle (MEP) n’ont pas chaumé cette année ! Lors de la Journée Porte Ouverte (JPO), qui s’est déroulée le 16 février dernier, ils ont animé un stand interactif proposant aux visiteurs de se confronter aux difficultés rencontrées dans le monde professionnel.

Membres de la Mission Égalité Professionnelle, @Polytech Grenoble

Il s’agissait d’un parcours marqué au sol, symbolisant les chemins professionnels empruntés par les hommes et les femmes. Chaque chemin mettait en exergue les difficultés rencontrées par les deux sexes, face aux différents clichés et autres problème sociaux.

Une femme avait par exemple à faire face à la grossesse, à la possibilité de perte de poste au retour de congé maternité, aux portes fermées dans certains domaines.

Un homme voyait lui aussi certaines portes barrées, ainsi que la pression sociale face aux clichés comme celui de l’homme travaillant et apportant l’argent au foyer, le temps partiel mal vu, la possibilité d’éloignement des enfants, etc.

Toutefois, le parcours de l’homme était dans l’ensemble plus simple que celui de la femme. Les membres de la MEP ont voulu faire comprendre à tous ceux qui ont participé à cette activité que cette situation est anormale en discutant avec eux, écoutant leurs suggestions et en recueillant leurs commentaires sur un tableau disponible pour tous.

Dans l’ensemble, la prestation a été convaincante, et de nombreux parents ont – malheureusement – témoigné avoir vécu certaines expériences décrites dans le parcours, et que des actions comme celle de la MEP permettent cependant de faire évoluer les mentalités.


Adapté du compte-rendu sur la JPO de la MEP, Bertrand GILBERT-COLLET (INFO4)

Retour sur la conférence Égalité Professionnelle 2019

En cette journée internationale des droits des femmes, nous souhaitions vous faire un retour sur la conférence annuelle organisée par la Mission Égalité Professionnelle mardi dernier.

Durant plus de deux heures, élèves, membres du corps professoral et de l’administration ainsi que différentes intervenantes extérieures ont pu échanger sur le thème de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, avant de prendre part à une discussion moins formelle autour d’un buffet organisé dans la cafétéria de l’école.

Jessica RIEL, « Genre, travail et santé : problématique générale et perspective québécoise », @Polytech Grenoble

La conférence-débat s’est ouverte sur une courte présentation de Françoise DELPECH, directrice de Polytech Grenoble, et de Sandrine CAROLY, responsable de la mission égalité professionnelle à l’école, évoquant les actions du groupe (sensibilisation au sein de l’école, actions ponctuelles comme à la Journée Portes Ouvertes, formations, etc) avant de se poursuivre sur une superbe conférence de Jessica RIEL, professeure en ergonomie à l’Université d’Outaouais (Québec), sur les relations entre genre, travail et santé. Se sont suivis des témoignages des représentantes de l’entreprise SOÏTEC et de l’association Women at Work, nous démontrant que le chemin est encore long et semé d’embûches pour les femmes dans le monde du travail, mais que les choses évoluent positivement, que le combat n’est pas sans espoir !

Présentation de SOÏTEC, @Polytech Grenoble

Les étudiantes et étudiants de l’école ont également participé activement à l’événement :

  • Valentine HELIAS (GGC5) et Catherine ARNAUD-BANSE (TIS5) nous ont présenté le mouvement #MeToo et ses répercussions sur notre société durant ces derniers mois. Elles ont également mené une enquête parmi les élèves de l’école concernant leur exposition quotidienne au harcèlement et aux agressions sexuelles, et ont présenté leurs résultats devant un amphithéâtre abasourdi par des chiffres qui s’alignent pourtant sur ceux de sondages à plus grande échelle. En effet, 65% des étudiantes de l’école ayant répondu au sondage avouent avoir été victimes au moins une fois dans leur vie d’agression et/ou de harcèlement sexuel. De plus, les deux étudiantes ont tenu à présenter de façon anonyme des témoignages sans filtre, afin que tous puissent prendre conscience de la portée de ces actes, et des conséquences qu’ils entraînent.
Présentation de la Mission Égalité Professionnelle, @Polytech Grenoble
  • Les membres de la mission égalité professionnelle ont quant à eux exposé les résultats de leurs travaux, évoquant notamment le problème de certaines filières genrées en raison de stéréotypes sans fondement, qui entraînent parfois des remarques de la part de certains professeurs maladroits. Ils ont également souhaité parler de la thématique du harcèlement et des agressions sexuelles dans le cadre de la vie étudiante en présentant un scénario « type » des plus choquants, prouvant que ce que certain·e·s considèrent comme des petits gestes anodins se révèlent être de véritables agressions. Enfin, en abordant l’affaire du sexisme, ils ont proposé à l’administration de l’école de potentielles solutions permettant d’une part d’éduquer, et d’autre part de faciliter la prise en compte de plaintes ainsi que leur suivi. Il ne s’agit pas là de leur première action dénonciatrice des inégalités et des difficultés auxquelles doivent faire face femmes et hommes dans les études supérieures et le milieu professionnel.  Nous vous donnerons plus de détails sur leur participation à la JPO 2019 dans un futur article.
Discussion autour des thèmes de la conférence, @Polytech Grenoble

Ces différentes présentations ont débouché sur une discussion entre les intervenants et le public. Si les sujets précédents ont bien évidemment été approfondis, d’autres sont venus alimenter le débat : discrimination positive à l’embauche pour les étudiantes, mise en avant du statut de femme avant celui de PDG dans les grandes entreprises, conventions de stage oubliant encore trop les futures ingénieures.

Ce fut donc une soirée riche en échanges et en idées, et même si nous avons conscience que ce n’est pas demain que les inégalités entre femmes et hommes seront effacées dans le monde du travail, nous savons que nos actions, à notre échelle, peuvent peser dans la balance du changement. Chacun devrait être libre des pressions sociales dans ses choix professionnels, et c’est dès l’école que cette merveilleuse idée doit être inculquée.


Un grand merci aux élèves de la MEP, qui ont fourni un travail incroyable durant toute cette année : Benjamin ALLONIER, Mathilde CARLOTTA, Élise DECEUNINCK, Anthony LABRADO, Thibaud LECLERC, Laurane MARIA-PELLEN, Mathilde MOTHES, Valentin RIVERA, Antoine TEKINDO (PRI4) et Bertrand GILBERT-COLLET (INFO4).

Interview of Lucas, an Italian student

Hi Lucas ! So you come from Italy, can you tell us from where exactly ?

Hi ! Yes, of course ! My hometown is called Case Rosse, it’s situated just next to Rome.

For how long have you been in France ?

I’m in France since September, so it’s been 4 months if we take out December considering I took a one-month break at Christmas.
I’m here in order to pursue my studies abroad. I’m a PhD student in philosophy and I can get (at most) half of my lessons outside of Italy. So I can take this full year to travel in France and I will see for the first semester of next year.

Why France among all ?

I came in France 2 years ago for a week on my holydays, and I noticed that being in a French country suited me much more than an English one. English is for me a very useful language even here in France, but I am much more motivated to learn French.

However French doesn’t seem as easy as English to me.

You’re right, French isn’t that simple but as an Italian I still manage to understand quiet well and to express myself more or less properly, simply because Italian is very close to French and in addition, since I’m studying Latin, it’s even easier. But of course, it doesn’t work everytime, for example, to stop is “fermarsi” while it is “arrêter” and not “fermer” in French. Still, French is far from being a barrier to me.

How do you feel in France now that you live here ?

I must admit that life seems more comfortable from my point of view in France rather than in Italy. For example, just take the transport system. Either you take your car or public transports, it’s a mess in Rome. You have access to only 2 underground lines in a city bigger than Paris. Also, weather is more pleasant here.
But more importantly, current Italian political life and job market aren’t at their best. So, for the moment, I feel better in France.

Implant files : scandale ou surréaction ?

Vous avez certainement tous entendu parler du scandale du “filet de mandarine” qui aurait réussi à obtenir un marquage CE en tant que dispositif médical. Ce scandale a positionné le monde du dispositif médical au centre de toutes les attentions, notamment concernant les procédures réglementaires pour la mise sur le marché de tels dispositifs.

Dans l’article suivant, des étudiants ingénieurs en Technologies de l’Information pour la Santé de Polytech Grenoble ont analysé dans le détail cet événement afin d’apporter des éléments de réponses pertinents à la question : ce scandale est-il justifié et quelles sont les réelles procédures de mise sur le marché d’un dispositif médical ?

Les étudiants se sont appuyés sur la réaction d’un pharmacien sur son blog “La Coupe d’Hygie” où il a écrit “Le (faux ?) scandale des dispositifs médicaux”, en reprenant l’ensemble des points pouvant être commentés à propos de l’obtention du marquage CE du filet de mandarines.

L’article comprend une première partie dans laquelle le contexte est expliqué plus en détail. La deuxième partie concerne la procédure de marquage CE et la troisième partie présente une critique du système actuel de réglementation des dispositifs médicaux.

Pour voir l’article complet, consultez le fichier ci-joint :

[PDF] ImplantFiles : Lire l’article complet

Si vous souhaitez vérifier votre compréhension du sujet, vous pouvez faire un quiz ici : https://goo.gl/forms/rbOtFee3FyRroQaf1

De la programmation pour les élèves de primaire !

Et si la programmation était une vocation qu’il faut nourrir très tôt ? 6 élèves de IESE de Polytech Grenoble tentent en tout cas d’y faire prendre goût les élèves dès l’école primaire !

Camille LANGRAND en IESE4, ainsi que Nicolas RAIMBEAUD, Fares MEZDOUR, Paul DE MORTAIN, Esteban CATTÉ, et Tristan BRANJEAN, tous les 5 étudiants en IESE3, travaillent sur une mallette pédagogique. L’objectif est d’initier les élèves de primaire à la robotique et à la programmation informatique.

Le projet, qui a vu le jour l’année dernière, a déjà donné naissance à 3 robots fabriqués à partir d’une carte Arduino. Depuis Octobre 2018, nos 6 élèves-ingénieurs animent chaque semaine des séances de travail dans des classes de CM1/CM2. En 2 séances d’1h30 par classe, sur 2 semaines, ils font découvrir aux jeunes élèves les bases de la programmation informatique par le biais d’exercices avec un langage très simple et visuel : Scratch. Les enfants découvrent également les robots et des capteurs, puis réalisent un petit programme qui est ensuite testé directement sur le robot ! Ainsi, il est possible d’apprécier presque immédiatement les résultats du code sur les robots en mouvement !

S’investissant dans cette activité sur leur temps libre, nos élèves de IESE nous expliquent que le plus important pour eux, c’est de pouvoir transmettre quelque chose à une génération plus jeune. Le projet mélange ainsi l’électronique et l’informatique, la conception et l’amélioration des robots, mais surtout la communication et la pédagogie. Une expérience enrichissante pour tout le monde !