Projet Yitus : késako ?

Le projet Yitus, que cela peut-il bien signifier ? Est-ce un projet top secret ? Une conquête spatiale ? Son nom ne vous évoque peut-être rien, et pourtant, il est destiné à aider de nombreuses personnes.

Logo du projet                     Yitus

L’épidémie que nous traversons a nécessité la fermeture des établissements scolaires, et a laissé place à l’enseignement à distance. Celui-ci nécessite d’être poursuivi tout au long de cette période, et bien au-delà. Cependant, de nombreuses difficultés peuvent se heurter à cette scolarité à distance. C’est ainsi que durant cette période, un système de soutien scolaire a été mis en place afin d’épauler ces lycéens, parents ou enseignants.

Qui sont les acteurs de ce projet ?

Ce projet a tout d’abord, permis de lier le Lycée des Eaux-Claires de Grenoble, avec notre école d’Ingénieurs qui est Polytech Grenoble.

Les lycéens vont pouvoir demander de l’aide à des étudiants de Polytech Grenoble (tuteurs) sur les matières telles que les mathématiques, la physique, la chimie, l’informatique et l’anglais, mais également sur l’orientation scolaire.

Pour cela, les tuteurs sont aidés de référents, également étudiants à Polytech Grenoble. Ils sont uniques par matière, et en contact avec l’enseignant correspondant. Leurs échanges permettent de connaître les sujets des cours traités ainsi que les exercices, mais aussi de pouvoir partager ensemble les difficultés rencontrées.

Page d’accueil de l’application – Yitus

 

Pour permettre ce contact élève-tuteur, de nombreux étudiants se sont impliqués avec l’aide d’enseignants, dans la conception de deux outils permettant ce lien : le site www.yitus.fr et l’application Yitus (disponible sur Android, et prochainement sur Apple).

 

Comment cela fonctionne-t-il ? 

Page d’affichage des demandes d’élèves – Yitus

Un élève a besoin d’aide, d’une information ou d’explications d’une notion ? Celui-ci se connecte au site internet ou à l’application dédiée. Il indique sa matière et  formule un résumé de son besoin. Les tuteurs de cette matière sont alors informés d’une demande d’aide, accompagnée de son résumé. Si un tuteur est disponible, il va pouvoir répondre rapidement à l’élève, par le biais d’une plateforme de visioconférence (Jitsi), communiquée lorsqu’il aura accepté la demande d’aide. Il ne leur reste plus qu’à travailler !

 

Cette solution d’aide et de soutien scolaire permet déjà à de nombreux lycéens d’être aidés, et cela rapidement. De plus, les tuteurs de Polytech Grenoble ont été également rejoints par d’autres étudiants de l’INP Grenoble. Ce projet promet donc une belle solidarité entre lycéens, parents, professeurs et étudiants.

Special Events in June

With everything that is occurring in the world right now, you might be wondering: “What’s fun to do this month?”. It’s true that 2020 has not been an easy year: from fashion faux-pas to political blunders, we’ve had a lot on our minds, especially if you include less worrisome situations like lethal pandemics, world hunger and ongoing wars.

However, fret not, the Polytech Newsletter is there to help you get through this! Special events for the month of June have been scouted out and are brought to you by yours truly so you can take part in events on- and off-campus.

Jun 2, 2020: “A needs policy?” at Domaine universitaire de Saint-Martin d’Hères – CANCELED

Although it might be tempting to discuss environmental requirements with philosopher and Higher Schoolf of Art and Design professor Olivier Assouly, cramming in a small lecture room does not seem like a sensible idea right now. Notwithstanding, I know it’s not like you to miss out on an opportunity to learn, so how about you go back to your bed and binge that Korean drama for the third time?

Jun 9, 2020: Coffeequality: “Grenoble is also a matter of women!” – CANCELED

A fun occasion for a stroll in downtown Grenoble!
Credits: Université Grenoble Alpes

An event organized by Grenoble Alpes University and Grenoble Tourist Office, this free city tour was supposed to bring light to women who have inhabited Grenoble and have blazed the path for each of their distinctive fields. A pity for those who wanted to discover the hushed side of history. Patriarchy: 1, Women: 0, Coronavirus: 1000.

Jun 16, 2020: Online Seminar: “How to carry on simple tasks like breathing with a mask on”

This seminar helps students get a grasp of the aftermath of the shelter-in-place order. Knowing that they are literal walking petri dishes, the government has decided to lead them in their effort of not contaminating loved ones and have them die. Talking points: working and studying at home, going out for groceries in a hazmat suit, practicing physical distancing while drinking from a shared beer at a party.

Jun 29, 2020: “Where did all my money go?” Day

The fun part of the shelter-in-place order is that it was an opportunity to spend less. It all checks out: when you go out less, you spend less. Unfortunately for you, some guy some day invented the Internet, and ever since that day you have promised yourself you’ll make that INFO person pay. In the meantime, all your money has gone on careless expenditures like pricey toasters and that fancy stationary bike that cost €700 (which I’m told is the price of a single bottle of hydroalcoholic gel). You can find a silver lining in the fact that, in a matter of weeks, you single-handedly revitalized the French economy.

That’s our program for the month of June! If you long for more, do keep in mind that other refreshing social occasions are bound to take place in Grenoble and all over France this summer, including: sunbathing on your 1 square-meter balcony, exploring every nook and cranny of your local grocery store, and bawling your eyes out because your favorite festival has been canceled.

Have a fun summer!

Un jour, un·e confiné·e : Jérôme, étudiant en E2I 5

Après déjà 6 semaines de confinement, la vie des étudiant·e·s s’est adaptée. Comment s’organisent leurs journées ? Quelles sont les difficultés rencontrées ? Nous sommes parti·e·s à leur rencontre, à distance !

Si certain·e·s ont pu rentrer dans leur famille, parfois sous la pression parentale, d’autres n’ont pas forcément eu d’autre choix que de rester dans leur appartement étudiant au cœur de Grenoble. Jérôme, qui vit sa dernière année dans la filière E2I, est originaire de Guadeloupe et pour lui, faire le voyage était trop risqué. Il nous a donc virtuellement ouvert les portes de sa vie en centre-ville, en solitaire dans son 30 m2. Mais bon, selon ses propres mots, “ça va pour moi !”

Une alternance 100% à la maison

A la différence de nombre d’élèves de l’école, les étudiant.e.s de la filière Électronique et Informatique Industrielle sont en alternance. “Pas de vacances pour nous” rappelle donc Jérôme. Avant le confinement, son rythme était d’être une semaine sur deux en entreprise lorsqu’il n’était pas à Polytech. Et maintenant, tout se déroule à son appartement. “Les cours se font à distance” nous explique-t-il “et on est sur Discord la plupart du temps, voire TEAMS pour les professeur.e.s qui ne peuvent pas faire autrement depuis leurs ordinateurs professionnels.” Cependant, il ne s’agit pas de cours magistraux mais plutôt de nombreux projets à mener en autonomie en binôme. Ainsi, l’éloignement se fait moins ressentir.

Pour ce qui est de son travail au sein de l’entreprise, les choses sont un peu plus chamboulées. L’étudiant avait l’habitude de travailler sur deux aspects du métiers plutôt différents : d’un côté du code, de l’autre des tests sur des STM32. Si la programmation est parfaitement adaptée au télétravail, il ne peut pas en dire de même pour ses tests. “On a une réunion hebdomadaire avec l’équipe et seules deux personnes sont autorisées à se déplacer physiquement sur le site pour effectuer les analyses des autres.” D’autre part, malgré le confort que nous trouvons tou·te·s à travailler depuis chez nous, il existe certains désavantages. Au bureau, j’ai un meilleur matériel pour bosser : trois écrans pour coder, j’ai un super set-up. Chez moi, c’est un peu moins bien, j’ai l’impression de prendre plus de temps pour faire mes tâches” déplore-t-il.

Jérôme n’est pas trop inquiet quant aux examens pendant cette période de confinement. “Nous avons beaucoup de présentations de projet, donc c’est comme des TP mais à distance.” D’autre part, il n’a pas de soucis à se faire quant à son stage à l’étranger, déjà réalisé l’année dernière.

Mon appart, mon organisation

Avec le télétravail, Jérôme peut arranger ses périodes de travail de façon plus souple. Il nous confirme que grâce à ses nombreuses semaines d’alternance dans son entreprise, il a gardé une certaine routine. L’étudiant nous explique également que “quand je suis motivé à fond, je ne m’arrête pas. Et si je sens que je ne suis plus productif, je préfère faire une pause et m’aérer l’esprit avant de reprendre sur des bases plus saines.”

Alors que certain·e·s préfèrent compartimenter strictement les moments de travail et de détente, Jérôme n’en ressent pas le besoin. En effet, cette notion ne lui était pas familière avant même que l’idée de confinement n’effleure les esprits. “Quand j’étais en cours, ça m’arrivait bien souvent de penser au travail, notamment à mon code” et aujourd’hui encore, ça lui arrive – comme à nous tou·te·s – d’avoir des épiphanies sous la douche.

Quand il ne travaille pas, Jérôme ressent tout de même le besoin de s’occuper. “Je comprends les gens qui ont vraiment envie de sortir mais moi je me fais à l’idée. J’ai plein de choses à faire chez moi !” Il a notamment développé une application en Python lui permettant de contrôler ses lampes depuis son ordinateur, application sur laquelle il travaille toujours, si vous êtes intéressé.e pour lui donner un coup de main. Il s’amuse également à faire des montages vidéos, que nombre d’entre nous ont pu admirer lors du Tournoi des Sorciers. En dehors des écrans, ce confinement lui a permis de faire un grand ménage dans son appartement, de bricoler un peu, de s’acheter une cave à vin. Et prendre l’air ? “Je ne sors que pour faire mes courses, une à deux fois par semaine, ça me prend 15 minutes de vélo.” Le confinement l’a aussi encouragé à se lancer un peu plus dans la cuisine : il prépare ses propres pizzas et s’est lancé dans la préparation de plats antillais. Mais il nous confie que de temps en temps, ça lui arrive de cuisiner le plat étudiant par excellence… Des pâtes !

Des plans compromis mais une vision optimiste de la suite

Avec le confinement, on peut se sentir un peu seul.e.s dans nos appartements plus ou moins grands. Mais ce n’est pas le cas de Jérôme. Bien que la communication ait diminué de manière générale entre étudiant.e.s de sa classe, il assure que les liens sont conservés. “Et puis, il y a aussi les petits groupes de potes, on se retrouve en visio pour faire l’apéro.” Quant à sa famille, malgré les six heures de décalage horaire, il ne ressent pas spécialement de manque puisque qu’il la contacte une à deux fois par semaine.

Avant le confinement; l’étudiant avait prévu quelques voyages : “Londres, Dublin, la Croatie… mais ça risque d’être compliqué !” assume-t-il avec bonne humeur. “J’ai repoussé pour Londres et Dublin, tant pis pour la Croatie.” Ce qui lui manque aussi, ce sont les sorties entre ami.e.s autour d’un verre, et même s’il ne compte pas faire quelque chose de précis le jour-même du déconfinement, il est certain que sa première activité sera de retrouver ses potes. D’autre part, il commence à scruter les offres d’emploi pour l’année prochaine, que ce soit un CDI dans son entreprise actuelle ou ailleurs. On lui souhaite bonne chance et de trouver ce qu’il cherche le plus tôt possible !

Un jour, un·e confiné·e : Léo, étudiant en TIS 5

Après déjà 6 semaines de confinement, la vie des étudiant·e·s s’est adaptée. Comment s’organisent leurs journées ? Quelles sont les difficultés rencontrées ? Nous sommes parti·e·s à leur rencontre, à distance !

Nous restons aujourd’hui à Grenoble. C’est dans la capitale des Alpes qu’est confiné Léo. Cet étudiant en dernière année de TIS a récemment rejoint le domicile de sa mère, après plusieurs semaines de confinement seul dans son appartement : “Je suis passé de 30 à 80 mètres carrés, ça fait de l’espace ! Je commençais à beaucoup tourner en rond.”

C’est d’ailleurs la semaine dernière, le 22 avril, que Léo a fêté, confiné, son 24ème anniversaire ! “Je suis bien tombé ! On va dire que c’est reporté à l’année prochaine, j’ai encore 23 ans pendant un an !”, nous explique-t-il en rigolant. “Toute ma famille m’a appelée, j’ai fais des apéros Skype avec des potes. C’était calme, le premier anniversaire calme que je fais, c’était une expérience ! Mais bon, j’ai prévu de faire des extensions post-confinement, pour fêter ça bien ! Un anniversaire en plusieurs fois !”

Un début de stage incertain

Si ses cours sont terminés depuis quelques temps, Léo a tout de même finalisé son projet en télétravail au début du confinement. Depuis, sa charge de travail est faible, car il doit désormais attendre une situation sanitaire plus favorable pour débuter son stage de fin d’étude. Pour patienter, Polytech l’a encouragé à réaliser des recherches bibliographiques, mais se motiver à la maison n’est pas forcément évident ! “L’absence de dead-line me perturbe. Je ne suis pas […] stimulé, je procrastine ! […] Je ne m’oblige pas à garder un rythme, mais il faudrait !”

Pour combler ses journées, l’étudiant isérois tutore, à temps partiel et de façon bénévole, des élèves de quatrième année dans sa filière depuis le lundi 27 avril. Le but est de les assister dans la mise en place de la gestion de projet de leur travail, la compréhension du sujet et l’analyse des attentes des clients. Léo travaillera ainsi sur le portage d’outils logiciels pour la modélisation en épidémiologie. Ces actions seront valorisées sur son rapport de stage, dont la durée risque d’être réduite en raison de la crise sanitaire.

Les incertitudes quant aux stages sont nombreuses pour les étudiants, et d’autant plus angoissantes lorsqu’il s’agit de celui de fin d’étude. Léo attend le début du sien, à Lyon. Il est en contact régulier avec son entreprise d’accueil, qui n’est pas encore en mesure de lui communiquer une date précise : “A mon avis ça va être début juin. Ils font du diagnostic clinique, et développent notamment des tests de dépistage pour le Covid-19, il me semble. Les premières personnes qui vont être réintégrées à l’entreprise, c’est la production. Pour moi, ils ne savent pas quand la Recherche et Développement sera rouverte. J’attends un retour de mon tuteur de stage pour savoir quand je finirai également, mais il y a de grandes chances que je passe ma soutenance en décembre.”

En parallèle, Léo doit composer avec le stress de trouver un logement à Lyon pour commencer à travailler ! Une tâche que la situation actuelle rend impossible : “Je devais visiter un appartement juste avant le confinement. C’était pour l’instant ma seule option. En attendant, je continue de regarder des appartements en ligne, mais tant que je ne visite pas, je ne peux pas finaliser cette démarche. Quand on va sortir du confinement, ça va être LE truc à faire !”

Maintenir l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle

Afin de ne pas laisser le travail se mélanger avec le reste, Léo s’organise : “Je segmente. Je me dis que je travaille pendant un temps défini, puis je fais du sport pour faire la transition avant de garder la soirée pour moi.” Le sport, une activité régulière pour lui : “J’en faisais déjà avant, mais en salle. Maintenant, je fais un petit parcours santé tous les deux jours. Ça me fait du bien. Sinon, je fais partie des gens qui deviendraient fous je pense !”

D’ailleurs, il a profité du confinement pour débuter un nouveau défi, et pas des moindres ! “J’ai arrêté de fumer depuis quelques jours ! Je me suis dis que c’était l’occasion.” Une belle résolution ! Bon, il nous l’a confié en off, entre nous, mais on vous le dit quand même : il compense en mangeant son gâteau d’anniversaire !

Le futur ingénieur nous avoue cependant voir son moral affecté par le confinement : “Je m’ennuie, quand même. Mes amis et ma famille me manque !”. Alors pour compenser, il garde le lien avec des étudiants, via notamment Messenger et Discord. Les séances en ligne de Skribbl.io sont également de la partie, tout comme les désormais fameux apéros Skype, auxquels il participe régulièrement : “Internet ne comble pas tout le côté social, je pense. Mais ça aide, clairement.”

Faire ce dont on n’a pas le temps habituellement

Léo en profite également pour cuisiner ! “Ce n’est pas un truc que j’affectionne énormément. Mais depuis que je suis chez ma mère, on est deux, c’est plus facile, on se motive à bien manger ! C’est plus motivant, je cuisine plus qu’avant. Avant c’était des plats de “survie”. Là je fais des gâteaux, des trucs plus fantaisistes !”

Il s’est également remis à la lecture, une activité longtemps repoussée par manque de temps. Enfin, il a également décidé de commander un clavier MIDI pour faire de la musique ! “Pour mon anniversaire, je ne sais pas si c’est à cause du confinement, mais j’ai craqué ! Je n’ai jamais fait de musique de ma vie, mais je me suis toujours dit que je pourrais m’y mettre un jour, c’était l’occasion ! Le confinement a été un peu le déclencheur !”

Rester à la maison, c’est aussi l’occasion de regarder des séries pendant les temps de pause ! “J’ai pleins de trucs à conseiller ! Dark, qui est incroyable ! Viking, assez vieux mais moi je viens de m’y mettre, c’est assez cool. J’aimais bien Mindhunter aussi, si vous êtes fan de thriller. Et dans la même lignée, True Detective, la première saison était incroyable !”

Mais si les séries l’aident à passer le temps, le déconfinement est tout de même attendu avec impatience ! Sortir entre amis et se retrouver autour d’un verre font parties des choses qui lui manquent le plus. Ouvrez l’œil si vous sortez à Grenoble, vous le croiserez peut-être !

Interview of a Volunteer Firefighter during the Covid-19

Here is a little insight on what volunteer firefighters do and what hardships they may encounter during this tough period of time!
By respect, I will not mention a name for this interview.

How long have you been a volunteer firefighter for?
– I’ve been engaged as a firefighter for almost a year now. I spent last summer passing all of my fire and rescue courses, so in September I was entirely trained and ready to go on almost all of the firefighter interventions.

Why did you want to become a firefighter?
– A lot of people dream of being a firefighter when they are little kids. For some, this dream lives on to when they are older and actually become firefighters, and for others, this dream dies away and is replaced by a new one.
– I actually never really thought about becoming a firefighter until one or two years ago, and it completely changed my life! I wanted to feel useful and help my community in any way that I could and the firefighters were the right choice for me. I discovered a whole new universe I never knew existed and immediately fell in love with it.

Does anything in this job scare you in any way?
– Well, first of all, if a firefighter says he or she is afraid of nothing, then I would be worried. Fear, as long as it is controlled, can be a good thing. Without fear, people can be completely senseless and not think of the consequences of their actions, thus causing them to get seriously hurt. A little bit of apprehension coursing through your veins: that’s what keeps you on your toes and reactive to everything around you.
– So yes, some things can scare me on the job, but it’s not going to stop me from doing it. I’m mostly thinking about big apartment fires or forest fires. Those are the most impressive and can be very dangerous if you’re not careful. Fire can be very unpredictable, so we have to be extra attentive. Most of the time, in intervention, adrenaline kicks in and you barely have time to think, you just act. The hardest part is after: when you go home, adrenaline starts to calm down and reality kicks in…
– But these are the risks of the job, and it’s what we’re here for!

What would you say was your most difficult experience as a firefighter?
– Well, a horrible experience I have to say I don’t have one yet. I haven’t been on very drastic interventions yet. I haven’t seen someone die yet, or seen what a huge accident can cause to people. I do know I will be confronted to these situations one day, but it just hasn’t happened to me for now.

During this confinement period, have many things changed for you as a volunteer?
– Well, because of the coronavirus, everyone is now confined at home and much less people are getting hurt. Our activity has thus decreased 30% since March, and it has even decreased even more in other cities. Since the confinement, we also have a lot more firefighters available to go on interventions.
– I live in a small village, so usually during the week we just barely have 3 people to take the ambulance. Now, we have around 15 people available during the week and almost 23 on weekends. This enables us to share the responsibilities of going out on intervention and the stress of the coronavirus. Everyone is as engaged as possible during this tough time.

What kind of additional personal protections do you have facing the coronavirus?
– As firefighters, we are all very well equipped facing the coronavirus. Each time we are called for a “respiratory distress”, we consider it a covid-19 suspicion and equip ourselves. We try to limit the number of people in contact with the virus, so only one team member equips themselves completely. The protections we have are: a tunic, a hygiene cap, glasses, an FFP2 mask and two pairs of gloves. Usually the chief accompanies the crew member equipped with a mask and gloves, but his exposition to the person needs to be limited, or else he decides to equip himself entirely as well. It really depends on the gravity of the situation, but we are as well protected as possible.

Have you noticed more difficulties during this tough period mentally to face certain interventions?
– Obviously, these aren’t regular times. Even during daily activities, or an occasional stop to the supermarket to buy vital necessities, we are all afraid of catching the corona virus. I think it is harder for some people than others. Some families have a family member at home who is more liable to catching it than others, more fragile (asthma etc.), and they don’t want to put them in danger. Such worries are very normal. Of course, it is mentally difficult for everyone, which is why we are very careful to limit the number of people exposed to the virus. And also why we are encouraged in the fire station to be as much available as possible. The more available we are, the more we can share the load mentally and make it easier for everyone.
– It is a rough time to go through, but once it will be finished, we will have done our part.

Why would you recommend someone to become a volunteer firefighter?
– I think that if you are physically fit, have free time on your hands, and want to help the community, becoming a volunteer firefighter is the way to do it. Having that feeling of being useful and saving lives … it’s something you can’t imagine until you live it, and it really is an amazing experience.
– Small villages or even big cities are always looking for new volunteers because they don’t have enough. As a firefighter, you discover a whole new world, and your colleagues become like a second family to you. As a teacher of mine once said: “Being a firefighter: it’s not just a job, it’s a passion.” Obviously, you can’t be sensitive to blood and have to be ready to confront bad situations, but in the end: it is all worth it. There are a lot of good moments too.
– Nonetheless, becoming a firefighter isn’t the only way you can help your community. Not everyone is fit for it and that’s okay. There are so many ways to show your love and support to others, all it takes is a small gesture!