Movember à Polytech Grenoble

La cause masculine est à l’honneur en ce mois de novembre. Movember est un événement caritatif annuel mondial, destiné à sensibiliser aux cancers de la prostate et des testicules, ainsi qu’à la santé mentale masculine.

            A savoir que les hommes vivent en moyenne six ans de moins que les femmes, une sensibilisation s’impose pour mieux en comprendre les causes. Abordons de plus près ces causes en chiffres… Le cancer de la prostate touche environ 10,8 millions d’hommes dans le monde. Le cancer des testicules, quant à lui, est le deuxième cancer le plus répandu chez les jeunes. Enfin, les trois quarts des suicides dans le monde concernent les hommes, et correspondent à un suicide par minute. De nombreuses initiatives et projets sont financés pour mieux prendre en charge les maladies masculines, et œuvrer pour améliorer la vie des hommes.

            Plusieurs actions sont organisées par la Movember Foundation pour donner de la visibilité à ces causes, dont se laisser pousser la moustache et marcher ou courir 60 km dans le mois pour les 60 suicides d’hommes par heure dans le monde. Les femmes ont aussi bien sûr un rôle à jouer si elles le veulent. Elles peuvent notamment soutenir les hommes à se laisser pousser la moustache, à récolter des dons, et à les encourager à prendre soin de leur santé.

            Polytech Grenoble se mobilise pour soutenir le mouvement Movember et pour récolter des fonds cette année. En cette occasion, un concours de la plus belle moustache de l’école est organisé en ligne. Ainsi, les participants ont été invités à se raser complètement la barbe/moustache en début de mois. Nous suivrons l’avancée de leur moustache chaque semaine, avant de voter pour la plus belle à la fin du mois, le lundi 29 novembre. Une cagnotte est disponible en ligne, dont les fonds seront reversés à la Movember Foundation, qui finance près de 1250 projets de recherche innovants. Une vente de crêpes sera aussi organisée, dont les bénéfices financeront la cagnotte.

 

Ecriture : Julia Fezard.

Octobre Rose à Polytech Grenoble

Ce mois d’octobre est marqué par la lutte contre le cancer du sein. Alors que la part de dépistage chez les femmes est à la baisse, il est temps de briser les tabous et de libérer la parole autour de ce sujet.

Le cancer du sein, parlons-en ! En France, 1 femme sur 8 risque d’être touchée un jour par le cancer du sein. Ce sont 58 500 femmes concernées chaque année par cette forme de cancer. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le cancer du sein touche aussi les hommes. Pourtant, un dépistage réalisé à temps permet de sauver des vies.

Vous vous demandez sûrement quelles sont les procédures pour détecter une anomalie au niveau des seins. Une première manière est de s’auto-examiner, au moins une fois par mois. En effet, l’autopalpation regroupe un ensemble de gestes simples, consistant à vérifier qu’aucun écoulement, aucune aspérité anormale ou qu’aucune grosseur ne soient présentes au niveau des seins. Attention, cette autopalpation ne remplace en aucun cas les visites, au moins annuelles, chez un.e gynécologue ou un.e médecin. Il est fortement conseillé de réaliser ces visites tout au long de sa vie, et à partir de 25 ans.

Polytech Grenoble s’engage une nouvelle fois à donner de la visibilité et à soutenir Octobre Rose. Il s’agit d’un mois dédié à la sensibilisation au dépistage contre le cancer du sein et à la récolte de fonds dans le but de financer la recherche et les soins des personnes malades. En cette occasion, les étudiant.e.s de Polytech Grenoble sont invité.e.s à se vêtir d’habits roses le jeudi 21 octobre 2021. Une distribution de rubans roses et une vente de crêpes seront organisées, dont les bénéfices financeront la cagnotte dédiée à cet évènement. Les fonds récoltés seront reversés à l’association Ruban Rose, symbole mondial de la lutte contre le cancer du sein.

Une fresque sera aussi proposée aux étudiant.e.s de Polytech Grenoble et de l’Ense3, sur laquelle pourront être dessiné ce qu’ils et elles associent à cet évènement. Cette activité participative est une occasion de visualiser de manière plus concrète les causes et les objectifs de cette lutte.

En bref, nous ne vous le répèterons jamais assez : faites-vous dépister !

 

Ruban rose

 

Ecriture : Julia Fezard.

L’écologie, synonyme d’économie ?

Quand nous entendons parler de « vie étudiante », nous pensons principalement aux festivités : week-end d’intégration, soirées et sorties. Pourtant, la vie quotidienne des étudiants les expose à de nombreuses difficultés et particulièrement au niveau de leurs moyens financiers. Depuis quelques années, nous assistons également à un nombre croissant de jeunes qui sont sensibilisés à l’écologie et qui sont prêts à réaliser de petits gestes au quotidien pour aider notre planète.

Etant maître de mes moyens et de mes achats depuis mon arrivée à Polytech Grenoble, j’ai pu constater que :

Les produits ménagers et d’hygiène sont chers et aussi mauvais pour l’environnement que pour notre santé.

Nous jetons une part importante d’emballages alimentaires lorsque nous déposons leur contenu dans nos placards, et cela sans lire le moindre élément écrit dessus. Cette part est pourtant comprise dans le prix d’achat du produit.

Cet article a pour but de vous exposer quelques alternatives à ces deux situations combinant l’économie et l’écologie qui sont, le plus souvent, des synonymes.

I. Les produits ménagers et d’hygiène

Même si le ménage n’est pas vôtre tâche de prédilection, il reste important pour tenir votre lieu de vie propre et vous garder en bonne santé. Ne dépensez donc pas ces quelques minutes avec des produits chers et qui vont dégrader l’environnement :  à la fois la matière que vous nettoyez, les organismes vivants, mais également votre santé (peau et système respiratoire). C’est également le cas pour vos produits d’hygiène que vous touchez et respirez chaque jour, et qui contiennent de nombreux produits chimiques potentiellement cancérigènes ou perturbateurs endocriniens.

Voici quelques situations que vous pouvez rencontrer et leurs solutions, plus écologiques et économiques que les produits spécifiques trouvés en grande surface :

Dans ma salle de bain, j’ai des traces de calcaire qui se sont déposées sur les robinets et le pommeau de douche. La solution : déposez du vinaigre blanc (0.50€/L) ou du jus de citron, que vous laissez agir environ 5 minutes, puis essuyez avec une éponge légèrement humide. Si cela ne suffit pas, vous pouvez laisser agir la nuit. Cette solution s’applique également dans les bouilloires entartrées !

J’ai laissé (un peu trop longtemps) de la viande dans mon réfrigérateur et il y a une odeur qui n’est pas très agréable. La solution : dans une coupelle ou un couvercle de bocal, déposer une couche d’environ 3mm de bicarbonate de soude/sodium alimentaire (4€/kg). Celui-ci va absorber les odeurs. C’est une très bonne astuce qui fonctionne environ 1 semaine, et intéressante pour les personnes allergiques au parfum. Vous pouvez également y ajouter quelques gouttes d’huile essentielle de citron, antiseptique et désodorisante, qui vont parfumer votre frigo. Cette solution peut aussi trouver sa place dans la salle de bain, mais sa durée sera plus faible à cause de l’absorption de l’humidité de la pièce.

J’ai cuisiné sur mon plan de travail et il est assez sale. J’aimerais également le désinfecterLa solution : dans une bouteille en spray/vaporisateur, ajouter 1/3 de vinaigre blanc puis 2/3 d’eau. Il suffit de vaporiser la surface et de nettoyer avec une éponge propre. L’odeur de vinaigre étant assez forte, vous pouvez y ajouter des huiles essentielles, préférentiellement de citron ou de tea tree (environ 5 gouttes pour 50cl de produit final).

Ma douche évacue peu d’eau et celle-ci stagne dans le bac. La solution :  verser 5 cuillères à soupe de bicarbonate de soude, auquel vous ajoutez un verre de vinaigre blanc. Pour un meilleur résultat, faites bouillir le vinaigre blanc avant de le verser. Si cela ne fonctionne pas, ou pour une meilleure efficacité, vous pouvez effectuer des pressions (mouvements de va-et-vient) avec une ventouse  (3€).

Je n’ai plus de liquide vaisselle et j’aimerais le faire moi-même (que vous ayez des allergies, la peau sensible ou juste envie de produits naturels). La solution (pour 50cL de liquide vaisselle) : prendre 30g de savon de Marseille que l’on râpe (10€/kg), puis ajouter 40cL d’eau bouillante. Mélanger l’ensemble jusqu’à ce que le savon soit dissout. Ajouter une demi-cuillière à soupe de bicarbonate de soude, de cristaux de soude (6€/kg) et de vinaigre blanc. Laisser refroidir et mettre dans votre (ancienne) bouteille de liquide vaisselle. Vous pouvez également y mettre des huiles essentielles (environ 5 gouttes) en préférant le tea tree pour ses propriétés de désinfection.

liquide vaisselle
Mon liquide vaisselle fait maison

II . Les produits alimentaires

Nous mangeons (normalement) tous. Cela implique de se déplacer pour acheter les denrées, de prendre un paquet/emballage, de le ramener au logement et enfin de le jeter. Et cela en quelques heures… Nous n’avons pas le visuel sur ce qu’il se passe avant le supermarché et qui représente la culture du produit et son déplacement jusqu’au lieu d’achat (voire la rémunération de l’agriculteur). Il existe quelques solutions pour diminuer les déchets, le trajet des produits ou leur type de culture.

La vente en vrac

  1. La vente en vrac présente de nombreux avantages : on ne prend que la dose que l’on souhaite, ce qui est pratique étant étudiant pour utiliser de petites quantités et ne pas jeter le reste, ou tout simplement pour goûter un produit. Il y a également peu d’emballages, voire pas du tout si l’on apporte les siens (en préférant les contenants en verre). Ces services sont désormais disponibles dans de nombreuses grandes surfaces, mais également dans des magasins uniquement réservés à la vente en vrac. Ces magasins disposent également de produits d’entretien, cités dans la partie précédente, de produits d’hygiène tels que des savons qui sont plus naturels (voire solides), toujours sans emballage, mais aussi des accessoires comme des brosses spéciales pour la vaisselle, des bee wraps, des bouteilles en inox ou encore des brosses à dents rechargeables. La cellule Humani’terre de Polytech Grenoble (le BDH) est partenaire du magasin La Bonne Pioche à Grenoble, ce qui vous permet d’avoir une réduction dans ce magasin spécialisé dans la vente en vrac (plus d’informations en contactant le BDH) !
  1. Aller au marché ou directement chez le producteur

    Nous avons tous un marché qui se situe proche de notre logement, alors pourquoi ne pas y aller ? En effet, les produits proposés sont, le plus souvent, à des prix inférieurs à ceux trouvés en grande surface. De plus, si les producteurs sont locaux, vous avez à la fois une diminution de l’empreinte carbone liée au transport des produits, mais également un contact direct avec le producteur ! Il peut vous apprendre les spécificités de la culture (biologique, préservation des sols) et, vos achats lui permetent une rémunération plus juste pour son travail. Au même titre que pour la vente en vrac, il est possible d’acheter uniquement la quantité nécessaire de produit, ce qui évite le gaspillage alimentaire.

    Cuisiner soi-même

    Après avoir acheté ses aliments au marché, chez le producteur ou en magasin de vrac, il faut les cuisiner afin de les transformer en plat cuisiné. Cette étape, quand elle est réalisée par nous-mêmes, évite les emballages (souvent plastiques), les additifs ou conservateurs, et permet de contrôler la quantité de protéines/lipides/glucides, de conserver les minéraux et vitamines et permet la cuisson personnalisée. Même si cela peut représenter une durée importante pour certains plats préparés, les répercussions sur l’économie, l’écologie et la santé sont d’autant plus importantes positivement.  Par exemple, le fait de « juste » râper ses carottes au lieu d’acheter une barquette permet d’économiser de l’argent mais aussi d’éviter les emballages et l’importante dose de sauce (et accessoirement de perdre quelques calories avec les efforts pour râper). Au final, aller au supermarché pour l’acheter prend un temps plus important que de faire cette action de râper soi-même ses carottes. Un gain de temps supplémentaire !

Et pour éviter le gaspillage des emballages ?

Pour éviter le gaspillage des emballages que vous avez achetés (avant de prendre les bonnes résolutions), vous pouvez conserver tous les emballages en verre, comme les bocaux par exemple : ils seront parfaits pour l’achat en magasin de vrac. Vous pouvez également garder vos emballages de produit d’entretien : vaporisateurs et bouteilles en plastique résistantes notamment pour y stocker et utiliser vos produits faits maison. Vous pouvez également détourner leurs utilisations initiales pour améliorer votre cuisine et la conservation des aliments. N’hésitez pas à garder vos petits bocaux en verre, après utilisation puis nettoyage, pour y stocker vos préparations. Par exemple, dans d’anciens bocaux de sauce tomate de 200g, je stocke mes portions individuelles de riz au lait. Ainsi, mes portions se conservent plus longtemps et restent protégées. Dans des bouteilles en verre de soda, après utilisation, vous pouvez les conserver pour y faire vos propres boissons ou y stocker votre eau. Et pour une bouteille en plastique usagée prête à partir au tri sélectif ? Vous pouvez découper le haut de la bouteille pour en faire un entonnoir qui servira à verser votre riz au lait dans vos bocaux ! (Oui, j’aime le riz au lait).

Ces solutions ne vous prendrons que quelques secondes supplémentaires à être appliquées, mais vous offriront quelques euros d’économie, un meilleur impact écologique et un moindre impact sur votre santé. Alors qu’attendez-vous pour passer au vert ?

Les TIS restent connectés !

La situation sanitaire actuelle nous contraint tous et toutes à adapter notre mode de vie et tout particulièrement à repenser l’organisation de nos évènements. La filière TIS ne s’est pas laissée abattre ! Ainsi, un groupe d’étudiants et jeunes diplômés a décidé d’organiser un évènement virtuel de rencontres entre TIS, ce vendredi 29 janvier.

Au programme :

  • Présentation de différents parcours d’anciens TIS diplômés
  • Conférences d’industriels et retours d’expérience
  • Salons virtuels d’échanges et questions / réponses sur les années d’études à Polytech ou sur la poursuite d’études après la TIS
  • Salons d’échanges sur l’après TIS (Ingénieur en milieu hospitalier, Data Management, Interopérabilité et bien d’autres !)

Le salon a eu lieu sur Zoom puis sur Discord et a été un moyen pour de nombreux élèves d’éclaircir leurs interrogations et de garder le contact au sein de la filière. Parmi quelques témoignages anonymisés, on retrouve :

« Très intéressant de voir les parcours. Cela permet de se positionner sur l’avenir et l’option à prendre en 5ème année. »

« Le format vidéo permet d’avoir des étudiants moins stressés pour les 60secondes, l’ambiance générale et le jeu de M. Promayon* ont rendu l’événement très agréable à suivre ».

De façon générale, la majorité des participants a trouvé que les outils étaient très adaptés à cet évènement et que son organisation fut superbe. Encore félicitations et à très bientôt pour le prochain MeeTIS !

*  Un quizz en ligne et en direct de team building sur la filière TIS, avec lots à gagner.

Dispositifs médicaux intelligents et innovants et intelligence artificielle

L’Intelligence Artificielle (IA), signifie qu’un système est capable d’imiter les compétences cognitives du cerveau humain. Elle a sa place dans l’avenir des soins en santé et pourrait accélérer considérablement les progrès dans le domaine médical. L’utilisation d’IA pourrait permettre  une détection précoce des maladies et une meilleure prévention des épidémies, des diagnostics plus précis et personnalisés, une meilleure pharmacovigilance et des systèmes de chirurgie assistée par ordinateur plus performants. L’Intelligence Artificielle soulève cependant beaucoup de questions d’un point de vue réglementaire. En effet, un dispositif médical conventionnel peut être validé par des méthodes éprouvées car leurs technologies peuvent s’expliquer par des équations et peuvent produire des résultats prévisibles. En revanche, pour l’Intelligence Artificielle, la prédictibilité des résultats est plus difficile à prouver. Une Intelligence Artificielle peut échouer parce que les données n’étaient pas représentatives ou appropriées pour la tâche à laquelle elles étaient appliquées. Comme les entrées et les opérations des algorithmes de décision basés sur l’apprentissage machine ou deep learning ne sont parfois pas claires pour l’utilisateur, ou tout du moins, ne sont pas totalement explicable de manière systématique, une Intelligence Artificielle peut être qualifiée de « boîte noire ». Il est plus  difficile de contrôler et d’évaluer les risques et de mettre en place un système de gestion de la qualité d’un dispositif médical utilisant une IA. Dans cet article, nous abordons l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les technologies de l’information pour la santé. Nous présentons un état actuel de l’art des dispositifs médicaux intégrant des algorithmes d’Intelligence Artificielle dans de multiples domaines médicaux : l’ophtalmologie, la radiologie, la diabétologie et la cardiologie, nous analysons et comparons les réglementations et normes américaines (FDA) et européennes ainsi que la surveillance et l’assurance qualité après la mise sur le marché de tels dispositifs. 

Mots clés : Intelligence Artificielle, Dispositif médical intelligent, Normes, Réglementation, Dispositif médical validé par la FDA, Dispositif médical marqué CE.

 

Dans l’article suivant, des étudiants ingénieurs en Technologies de l’Information pour la Santé de Polytech Grenoble ont expliqué dans le détail l’intelligence artificielle dans les dispositifs médicaux intelligents et innovants afin d’apporter des éléments de réponses pertinents à la problématique : Marquage CE et approbation FDA et Maîtrise des risques et management de la qualité en face de la Deep Learning et l’algorithme « boîte noire » dans les dispositifs médicaux.

Les étudiants ingénieurs en année 5 de Technologies de l’Information pour la Santé,
option Dispositifs Médicaux Intelligents et Innovants,
Polytech Grenoble – Promotion 2021

Auteurs

ALANBAGI Bashaer, BARTHELEMY Cloé, BEGEY Marion, BOU-DIAB Tamer, BRAYE Clotilde, EKENTOK Havva, FEUGNET Margaux, LEFEBVRE Lénaïg, MAKHLOUFI Yanis, PRUNIAUX Marine, QUEFFELEC Miig-Vona, ROBICHON Camille et TBATOU Myriam.

Encadrés par Emmanuel PROMAYON, enseignant-chercheur.

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