Les TIS restent connectés !

La situation sanitaire actuelle nous contraint tous et toutes à adapter notre mode de vie et tout particulièrement à repenser l’organisation de nos évènements. La filière TIS ne s’est pas laissée abattre ! Ainsi, un groupe d’étudiants et jeunes diplômés a décidé d’organiser un évènement virtuel de rencontres entre TIS, ce vendredi 29 janvier.

Au programme :

  • Présentation de différents parcours d’anciens TIS diplômés
  • Conférences d’industriels et retours d’expérience
  • Salons virtuels d’échanges et questions / réponses sur les années d’études à Polytech ou sur la poursuite d’études après la TIS
  • Salons d’échanges sur l’après TIS (Ingénieur en milieu hospitalier, Data Management, Interopérabilité et bien d’autres !)

Le salon a eu lieu sur Zoom puis sur Discord et a été un moyen pour de nombreux élèves d’éclaircir leurs interrogations et de garder le contact au sein de la filière. Parmi quelques témoignages anonymisés, on retrouve :

« Très intéressant de voir les parcours. Cela permet de se positionner sur l’avenir et l’option à prendre en 5ème année. »

« Le format vidéo permet d’avoir des étudiants moins stressés pour les 60secondes, l’ambiance générale et le jeu de M. Promayon* ont rendu l’événement très agréable à suivre ».

De façon générale, la majorité des participants a trouvé que les outils étaient très adaptés à cet évènement et que son organisation fut superbe. Encore félicitations et à très bientôt pour le prochain MeeTIS !

*  Un quizz en ligne et en direct de team building sur la filière TIS, avec lots à gagner.

Dispositifs médicaux intelligents et innovants et intelligence artificielle

L’Intelligence Artificielle (IA), signifie qu’un système est capable d’imiter les compétences cognitives du cerveau humain. Elle a sa place dans l’avenir des soins en santé et pourrait accélérer considérablement les progrès dans le domaine médical. L’utilisation d’IA pourrait permettre  une détection précoce des maladies et une meilleure prévention des épidémies, des diagnostics plus précis et personnalisés, une meilleure pharmacovigilance et des systèmes de chirurgie assistée par ordinateur plus performants. L’Intelligence Artificielle soulève cependant beaucoup de questions d’un point de vue réglementaire. En effet, un dispositif médical conventionnel peut être validé par des méthodes éprouvées car leurs technologies peuvent s’expliquer par des équations et peuvent produire des résultats prévisibles. En revanche, pour l’Intelligence Artificielle, la prédictibilité des résultats est plus difficile à prouver. Une Intelligence Artificielle peut échouer parce que les données n’étaient pas représentatives ou appropriées pour la tâche à laquelle elles étaient appliquées. Comme les entrées et les opérations des algorithmes de décision basés sur l’apprentissage machine ou deep learning ne sont parfois pas claires pour l’utilisateur, ou tout du moins, ne sont pas totalement explicable de manière systématique, une Intelligence Artificielle peut être qualifiée de « boîte noire ». Il est plus  difficile de contrôler et d’évaluer les risques et de mettre en place un système de gestion de la qualité d’un dispositif médical utilisant une IA. Dans cet article, nous abordons l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les technologies de l’information pour la santé. Nous présentons un état actuel de l’art des dispositifs médicaux intégrant des algorithmes d’Intelligence Artificielle dans de multiples domaines médicaux : l’ophtalmologie, la radiologie, la diabétologie et la cardiologie, nous analysons et comparons les réglementations et normes américaines (FDA) et européennes ainsi que la surveillance et l’assurance qualité après la mise sur le marché de tels dispositifs. 

Mots clés : Intelligence Artificielle, Dispositif médical intelligent, Normes, Réglementation, Dispositif médical validé par la FDA, Dispositif médical marqué CE.

 

Dans l’article suivant, des étudiants ingénieurs en Technologies de l’Information pour la Santé de Polytech Grenoble ont expliqué dans le détail l’intelligence artificielle dans les dispositifs médicaux intelligents et innovants afin d’apporter des éléments de réponses pertinents à la problématique : Marquage CE et approbation FDA et Maîtrise des risques et management de la qualité en face de la Deep Learning et l’algorithme « boîte noire » dans les dispositifs médicaux.

Les étudiants ingénieurs en année 5 de Technologies de l’Information pour la Santé,
option Dispositifs Médicaux Intelligents et Innovants,
Polytech Grenoble – Promotion 2021

Auteurs

ALANBAGI Bashaer, BARTHELEMY Cloé, BEGEY Marion, BOU-DIAB Tamer, BRAYE Clotilde, EKENTOK Havva, FEUGNET Margaux, LEFEBVRE Lénaïg, MAKHLOUFI Yanis, PRUNIAUX Marine, QUEFFELEC Miig-Vona, ROBICHON Camille et TBATOU Myriam.

Encadrés par Emmanuel PROMAYON, enseignant-chercheur.

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Article Review: Fake News in The Age of COVID-19

The year of 2020 has taken a drastic turn for the worse since the appearance of COVID-19,  and the media played a huge role relaying informations about the virus in the beginning of the pandemic, even false informations.

COVID-19

« The COVID-19 pandemic has come to dominate the media, both domestically and abroad. Alongside increased attention on the pandemic, has come the viral spread of COVID-19 fake news online. »

Says Dr. Greg Nyilasy, who is also a teacher at the University of Melbourne, in this article published on April 10th 2020 in Inside Business.

The article is about misinformation and fake news that was spread by the media and on the internet, in this new age of COVID-19. The new virus was, and still is a hot topic for all the media around the world. And during those times, a lot of fake news about the virus were published by the media, or by the population. Some were saying that it was a bioweapon created by the Chinese or the US government or that the virus could be cured using drugs etc.

Twitter-COVID

Basically, Dr. Greg Nyilasy is demonstrating the impact of misinformation about the virus on the population, the society.
By doing that, he uses a lot sources like the “ESOC of Princeton University” or the “Yale University”, cnet, and some of them are famous, like “The New York Times” or the “ABC News”.

He states that new technologies, that usually are useful, can affect the
consumers, when they’re used in a bad way, which is the case with fake news on social medias for example. But some fake news is spread intentionally by people to scare others, or to redirect the blame on a certain group of people. The article says that it’s called disinformation.

Misinformation, on the other hand, is spread by the people who have a wrong understanding of the situation, of the virus. They usually hear the information from another person, or on social media, or it could be just their opinion about the situation and the virus.

Dr. Greg Nyilasy says that we need clear instructions from an organization that is supposed to be trustworthy, like the government itself. They do play a key role, they have to be informative and guide the population so that fake news have less impact.

Why the population can be easily influenced by fake news in a time of crisis ? It’s probably because people tend to be scared easily when something is unknown, when something that has never happened to them before, is suddenly happening, and the fact that they don’t understand exactly how it works  can make it worse.

So they need explanations, they need to know if they’re safe, what they have to do, how to deal with it, and how it happened in the first place.
They need information, and when they’re scared, they tend to believe fake information more easily, on social medias like Twitter or Whatsapp, and it’s understandable, we can’t blame them for being scared. But we have to limit the false news, and give these people the right information, so they can be reassured, so they can start doing the right things.
But we also have to be more careful of what we are seeing, reading, and we need to think objectively before making any decisions, especially in times like this.

Sources : https://pursuit.unimelb.edu.au/articles/fake-news-in-the-age-of-covid-19

La disparition de Helena – Chapitre 6

Chapitre 6 – Retour à la case départ

 

Pour lire le début de l’histoire c’est par là et pour lire l’article qui parle du jeu autour de l’histoire, c’est ici !

 

    A 10h30 pétantes, la réunion commence. Après les formalités d’usage, Helena en vient à expliquer les raisons de sa demande. Elle leur annonce qu’elle est enceinte et que suite à plusieurs tests médicaux, il lui est recommandé de ralentir son rythme de travail. C’est à cet effet qu’elle souhaite changer son contrat de travail à temps plein en un contrat à temps partiel, juste pour le reste de sa grossesse. A la fin de son congé maternité, elle aimerait néanmoins réintégrer son poste actuel à plein temps. En entendant la nouvelle, Pascale est ravie pour Helena, elle-même n’a jamais eu la chance d’avoir des enfants. Mais à son avis, elle devrait totalement arrêter de travailler ; il est certes glorifiant pour une femme d’avoir une carrière mais ce n’est pas le rôle d’une mère. Une mère doit être à la maison pour s’occuper de son enfant et du foyer pendant que son homme subvient aux besoins du foyer. Et puis si elle n’est pas tout le temps à la maison après la naissance de son enfant, son compagnon sera plus tenté de prendre son congé paternité pour la remplacer auprès du bébé. Compagnon qui est dans l’entreprise, ce qui lui ferait perdre de son efficacité, déjà qu’il va falloir essuyer la future perte de performance d’Helena… Parce que, sans compter sa demande de temps partiel, si elle revient après son congé maternité, ce ne sera quand même pas comme maintenant où elle peut faire des heures supplémentaires et n’a que ses missions à penser… Après il y aura les congés pour bébé malade, les départ plus tôt pour récupérer le petit à l’école, etc etc. Pascale n’approuve pas vraiment le projet d’Helena d’être mère et de continuer à travailler. Ophélie elle, est surprise. Elle ne connait pas vraiment Helena mais elle imagine sa situation : une jeune femme, tout juste arrivée dans le milieu professionnel et qui tombe enceinte. Elle se doute que la situation d’Helena doit être dure et elle éprouve de la compassion envers elle. Mais malgré ces bons sentiments, jamais Ophélie ne s’hasarderait à lui exprimer oralement son soutien : elle ne connait pas assez la situation sociale d’Helena dans l’entreprise pour risquer de s’attirer des ennuis. Et puis Helena a le soutien de son compagnon, un autre employé de l’entreprise ce qu’on dit. C’est bien pour eux : la politique d’Automob’Act est de soutenir les jeunes pères. Son compagnon pourra donc profiter des 3 jours de congé de naissance puis des 11 jours de congé paternité.

    A la fin de la réunion, les trois femmes se séparent et Helena espère que la décision finale sera prise rapidement et le plus en sa faveur possible. En retournant à son bureau, elle constate que 2 nouveaux dossiers y ont été déposés. Elle ne s’est pas encore attelée aux premiers car elle n’a pas terminé ses rapports mais elle compte pouvoir s’y mettre dès l’après-midi. Et en effet, quand arrive la pause déjeuner, Helena a fini ses rapports. Elle se dirige vers l’accueil pour proposer à Justine de manger avec elle et elle ne peut s’empêcher de remarquer les regards que les gens lui portent sur son passage. En arrivant dans le hall d’entrée, plusieurs petits groupes d’employés s’arrêtent de parler pour mieux la dévisager. Un malaise montant envahi Helena qui baisse la tête et fonce droit sur son amie. En entendant les bavardages s’interrompre, Justine lève brièvement les yeux et c’est là qu’elle voit Helena se précipiter vers elle. Elle enregistre et ferme aussitôt ses fenêtres de travail puis se lève en prévenant ses collègues qu’elle prend sa pause déjeuner. Elle rejoint Helena de l’autre côté du comptoir et attrapant son bras, l’entraine à l’extérieur du bâtiment. Pendant qu’elles mangent, Helena lui parle des comportements étranges dont elle a été témoins. Justine sait déjà tout ça. Toute la matinée, elle a vu les gens commérer en toute indiscrétion dans le hall d’accueil. « Finalement c’était pas les fêtes… » « Je t’avais bien dit qu’elle avait pris des seins ! » « Je me disais bien que je la trouvais plus négligée » … sans compter les personnes sans gêne qui, connaissant ses liens proches avec l’intéressée, étaient directement venus la voir pour qu’elle leur en apprenne plus ! Bien entendu, Justine les avait élégamment envoyés promener. Aussi, sans lui exposer les détails des moqueries et des racontars, Justine explique à Helena l’incident du vendredi matin. A présent, une bonne partie des employés doivent être au courant de sa grossesse, grâce à la propagande de Brian… Helena tombe des nues. Elle n’avait pas l’intention d’avertir toute l’entreprise de cette nouvelle. Choquée, Helena a du mal à entendre la voix de Justine qui lui assure qu’elle la soutient et lui demande ce qu’elle peut faire pour l’aider… Helena pense à ses craintes qui se réalisent : maintenant elle est exposée aux jugements de tous ses collègues ! Que vont-ils penser ? Que vont-ils dire et surtout que vont-ils ne pas dire… Et Marc ! Lui qui voulait être discret… Que vont-ils penser de lui ? Et lui… que va-t-il penser d’Helena… Ce n’est pas vraiment sa faute mais si elle n’avait pas craqué devant Frédéric, Henry ne serait peut-être pas arrêté et il n’aurait pas entendu la nouvelle et il n’aurait pas demander à Justine et Brian n’aurait pas entendu ! Si seulement elle avait été plus forte… si seulement elle était plus forte ! Helena se perd dans un tourbillon de pensées. Justine doit lui secouer légèrement l’épaule pour qu’elle reprenne pied dans la réalité. « Oui, ça va, ne t’inquiète pas… J’ai juste été surprise ». Les propos d’Helena ne rassurent pas vraiment Justine qui voit son amie triturer nerveusement le coin de sa veste, les yeux apeurés.

    En rentrant de la pause déjeuner, Helena ne croise le regard de personne. Elle entend les conversations se suspendre sur son passage et décide de fermer son esprit pour ne plus s’en rendre compte. Helena s’installe à son bureau et commence à s’occuper du premier dossier. Celui-ci traitant d’un cas très simple et demandant majoritairement de compléter des formalités théoriques, Helena s’en occupe machinalement. Son corps et son cerveau effectuent un travail mécanique mais sa concentration est ailleurs. Elle le termine rapidement en environ deux heures et demi. En ouvrant le deuxième dossier, elle constate qu’il est à peu près similaire au premier. Sur sa lancée Helena le finit en deux heures. Vers 17h30, elle ouvre le troisième dossier et découvre qu’il s’agit encore du même type. Surprise et un peu décontenancée, Helena parcours la pile des cas qu’elle doit traiter et constate qu’ils suivent tous le même modèle : peu de réflexions et beaucoup de procédures. Le type de documents qui lui étaient confiés lorsqu’elle était stagiaire dans l’entreprise presque 3 ans auparavant. Helena décide d’aller voir Frédéric. Elle imprime ses rapports du matin et les 2 dossiers qu’elle vient de traiter et se rend dans le bureau de son supérieur. La porte est ouverte et Helena toque légèrement avant d’entrer. Frédéric est concentré derrière son écran d’ordinateur. Elle dépose les documents sur son bureau et Frédéric marmonne de vagues remerciements. Helena hésite devant son indisponibilité manifeste. Elle renonce finalement, retourne à son bureau et ne le quitte pas avant d’avoir fini le troisième dossier. Elle finit par rentrer chez elle à 19h45, fatiguée de sa longue journée et appréhendant le lendemain.

    Mardi 25 février, Helena regarde Marc quitter leur lit après l’avoir embrassée. Elle n’a pas eu le courage de lui dire hier que toute l’entreprise est au courant qu’ils attendent un enfant. Et Marc ne semble pas avoir vécu de différence au travail donc pourquoi le stresser… D’autant qu’il faudrait lui expliquer l’altercation qu’elle a eu avec Frédéric le vendredi précédent… Helena ne veut pas lui montrer à quel point elle a été faible face à l’intrusion totalement informelle de Frédéric dans leur vie privée, elle ne veut pas qu’il la méprise… Elle s’en veut, elle sait qu’elle doit lui dire mais alors qu’elle ouvre la bouche pour l’interpeller, les mots restent bloqués dans sa gorge. Elle lui dira ce soir… En arrivant au travail, comme la veille, elle baisse les yeux et se rend directement à son bureau où se trouvent trois nouveaux dossiers. Helena n’a besoin que d’un coup d’œil pour se rendre compte qu’il s’agit encore du même genre de dossier. Elle dépose ses affaires et se rend dans le bureau de Frédéric. Après s’être fait invitée à entrer et l’avoir salué, Helena demande à Frédéric pourquoi il lui a donné une pile de dossiers de niveau stagiaire. Son supérieur lui lance un regard puis lui explique distraitement que ce sont des dossiers urgents et qu’elle ferait mieux d’y retourner au plus vite. Helena n’est pas vraiment convaincue par ses explications mais elle choisit quand même de se retirer et d’obéir à Frédéric. En retournant à son bureau, elle croise Brian. Il est accoudé à la machine à café et parle avec deux compagnons. Helena en reconnait un pour être un proche collègue de Marc. « Elle a pris au moins un bonnet ! Qu’est-ce que ça va être dans quelques mois haha ! J’ai hâte les gars ! ». Sans le saluer, Helena passe son chemin et ce n’est que lorsqu’elle entend un sifflement provocant que les mots de Brian prennent leur sens et qu’elle comprend qu’ils parlaient d’elle. Elle accélère d’un coup et sens les larmes lui monter aux yeux. Au lieu de se rendre à son bureau, Helena se presse vers sa voiture. A peine referme t’elle la portière derrière elle qu’elle fond en larme. Serait-elle en train de faire une Patrick, quoi que cela puisse dire ? C’est très dur pour elle et plusieurs minutes passent avant qu’elle ne pense aux conséquences de sa crise. Il faut qu’elle sorte de la voiture, et qu’elle retourne dans l’entreprise la tête haute. Elle ne peut pas se permettre d’alimenter plus encore les commérages. Elle respire un grand coup, sèche ses joues et sort de la voiture. Elle baisse les yeux et fait tomber ses cheveux autour de son visage pour mieux le dissimiler. Et pour ses yeux rouges, elle répondra à qui veut l’entendre qu’elle a eu un problème avec ses lentilles de contact. A peine est-elle arrivée jusqu’à son bureau que déjà les murmures reprennent autour d’elle. « Elle a les yeux rouges… », « Qu’est ce qui s’est passé », « C’est surement les hormones ! », « J’ai entendu… », « … Brian l’a vu … ». Helena lève la tête d’un coup et tempête « J’ai eu un problème avec mes lentilles d’accord ! ». Pris en flagrant délit, ses collègues se dispersent en continuant de murmurer. « Pas la peine d’être si désagréable ! – Laisse, c’est les hormones j’te dis ». Helena se tourne vers son ordinateur, honteuse d’avoir explosé comme ça, surtout que sa réaction n’est que friandise pour ces gens. Fermant les yeux, elle se promet de ne plus jamais réagir quitte à… Non, il ne juste plus qu’elle réagisse, point. Helena se coupe de la pièce et des gens qui l’entourent. Son esprit est vide, sa vision est trouble. Elle prend le dossier en haut de la pile et se remet au travail.

    La journée se déroule très lentement et Helena ne s’arrête pas une seconde pour prendre une pause. Elle ne veut pas se lever de son bureau et affronter le regard des autres, elle ne veut pas les voir, elle ne veut pas qu’ils la voient. Le temps passe et elle continue de remplir ses dossiers insignifiants. A 18h, son ventre gargouille mais elle ne s’en rend pas compte, son corps est très faible mais elle ne s’en rend pas compte. Elle n’a pas pris de pause déjeuner, de même qu’elle n’a pas vu les aiguilles tourner dans le cadrant de sa montre. C’est le petit son aigu d’une notification prioritaire qui la sort de sa torpeur robotique. Elle cesse de taper frénétiquement sur les touches de son clavier lorsqu’elle lit l’objet du mail qu’elle vient de recevoir : « Précisions rapport du dossier B-3033 ». Il s’agit du dossier sur lequel elle travaillait jusqu’à la semaine dernière. Le gros dossier pour lequel elle a travaillé tant d’heures supplémentaires, passé tant de coup de téléphone et envoyé tant d’emails. Son collègue, Michel Rermet, lui envoyait un mail pour lui demander des précisions sur son dossier à elle ! Son projet, son bébé ! Helena ne comprend pas. Si elle ne travaille plus dessus actuellement, c’est parce que Frédéric lui a demandé de s’occuper prioritairement d’une pile de petits dossiers ridicule ! Il n’y a pas de raisons pour que Michel lui envoie un mail demandant des précisions ! D’abord il ne connait rien à ce dossier ! … Mais dans quel but Frédéric lui a-t-il demandé de faire des rapports sur ses projets en cours ? Helena veut en avoir le cœur net et décide de retourner le voir. En arrivant dans son bureau, elle le confronte au mail qu’elle vient de recevoir. Elle voit l’hésitation sur le visage de Frédéric puis il se tourne vers elle et avec une expression teintée de condescendance il lui avoue qu’il a appris de la réunion qu’elle demandait un temps partiel sur avis médical. Il a donc pris la décision de lui donner des petits dossiers très satisfaisants à faire puisqu’ils sont assez simples. « Ce qui est bien c’est que tu peux te détendre en les faisant, ça va te faire du bien ! ». Alors qu’Helena est sur le point de protester, il rajoute qu’avec sa demande de temps partiel, il fallait de toutes façons que quelqu’un prenne la relève sur ses dossiers ! Ce sont des dossiers à temps complet ; et oui, si elle n’est pas capable de les faire, il faut bien que quelqu’un s’en charge à sa place, parce qu’ils restent très importants pour le développement de l’entreprise. Comme si Helena ne le savait pas… Bien sûr qu’elle le sait, c’est une des raisons pour lesquelles elle a mis son cœur et sa santé dedans ! Ravalant son amertume, elle remercie Frédéric de ces précisions et quitte sur bureau alors qu’il déclare « C’est pour toi que je fais ça ». C’est pour elle qu’il ça… c’est pour elle qu’il fait quoi ? Qu’il la met au placard ? Qu’il lui retire ce qui compte pour elle ? Qu’il lui retire des responsabilités pour la relayer au rang de stagiaire à nouveau ? Alors que SI, elle est capable ! Helena fulmine. Son cerveau se repasse sa conversation avec Frédéric. Ne lui a-t-il pas dit qu’il avait pris sa décision après avoir lu le rapport de la réunion ? Mais pourtant il lui a demandé de faire ses rapports et de remplir ces dossiers minables dès son arrivée la veille, avant même que la réunion n’ait eu lieu ! Il avait donc dès le départ l’intention de la mettre au placard… Frédéric, son tuteur, son supérieur, même lui ne la soutient plus… La demande de temps partiel est déjà une horrible concession pour Helena, qui souhaite à tout prix rester impliquée dans l’entreprise ! Mais là, on lui retire ce pourquoi elle s’est impliquée, on l’isole… La décision de Frédéric est un cadeau empoisonné. Helena prend ses affaires et part de l’entreprise.

    Pour une fois, c’est Marc qui rentre le dernier du travail. Il lui en fait la remarque et Helena ne répond rien. Visiblement, il n’a toujours pas remarqué qu’elle était la cible de tous les commérages et que toute l’entreprise était au courant de sa grossesse. Helena décide de ne pas lui dire. Après tout, s’il n’a pas remarqué, c’est qu’il ne s’y intéresse pas vraiment. Elle se sent plus seule que jamais. Marc prépare un nouveau déplacement qui aura bientôt lieu : il part dans la matinée du vendredi (le 28 février) et revient dans la journée du dimanche 1er mars. Ce départ rend Helena nerveuse qui ne sait toujours pas où en est Marc dans sa demande de réduction de déplacements. Le fait d’y penser la pousse à poser de nouveau la question à son compagnon. Absorbé dans ses pensées, ce-dernier lui présente ses excuses, expliquant qu’il a tant de choses à s’occuper qu’il a oublié, qu’il va demander bientôt, qu’elle ne doit pas s’inquiéter. Helena se laisse aller dans ses bras, bien loin d’être rassurée.

 

Auteure ou autrice (va falloir choisir un jour) : Lorysse Marchal

Le chapitre 7 la semaine prochaine !

La disparition de Helena – Chapitre 5

Chapitre 5 – Indiscrétions

 

Pour lire le début de l’histoire c’est par là et pour lire l’article qui parle du jeu autour de l’histoire, c’est ici !

 

    Le lendemain matin, Helena se rend au travail un peu stressée mais sereine d’avoir trouvé des solutions. En arrivant à son bureau, elle respire un grand coup puis s’attelle à rédiger son mail. Elle exprime sa requête de changer de contrat pour passer à un temps partiel sans en expliquer les raisons et demande en vue de cela, une réunion. En effet, elle préfère annoncer sa grossesse en face-à-face. En partie car elle redoute les réactions de ses supérieurs et aussi parce qu’elle aimerait demander ce temps partiel uniquement le temps de sa grossesse avant de partir en congé maternité. Elle souhaite vraiment pouvoir réintégrer son poste actuel à la fin de cette série de complications. Après avoir passé plusieurs dizaines de minutes à lire et à relire, à formuler et à reformuler son mail, Helena finit par l’envoyer. Elle l’adresse à Marthe Villard, la directrice des Ressources Humaines et met en copie Sergeï Miklov, le directeur des et Frédéric Louchalle. Une fois le mail envoyé, Helena ne se détend pas pour autant. Une angoisse monte en elle. Et si elle n’avait pas pris la bonne décision, et si elle n’avait pas utilisé les bons mots ? Elle décide de noyer ses réflexions dans le travail et passe la matinée très concentrée sur ses missions. Vers 13h, elle se résout à prendre une pause déjeuné sur le pouce puis retourne à son bureau à 13h20 où elle trouve une note à l’écriture bâclée. Frédéric lui demande de se rendre dans la salle de réunion pour y rejoindre l’équipe. Interloquée, Helena se presse vers la petite salle de l’unité. Elle ouvre la porte discrètement et pénètre la pièce, où elle s’assoit sur la première chaise libre. Les six membres du département Recherches ainsi que plusieurs employés venant d’autres départements sont déjà installés. Au moment où Helena arrive, Sergeï Miklov finit de remercier la petite assemblée d’être venue malgré une convocation de dernière minute. Il introduit ensuite Frédéric qui le salut avant d’entamer son discours. « Bonjour à tous, Sergeï a déjà couvert les remerciements donc je vais aller à l’essentiel. On est dans une période d’expansion, c’est pas le moment de vous relâcher les gars ! On a plein de travail et vous êtes payés pour le faire. Vous avez fait du bon boulot jusque-là, alors continuez ! Prendre des vacances, des congés… C’est vraiment pas le bon moment ! ». Les yeux de Frédéric ont beau couvrir toutes les personnes présentes, Helena sent qu’ils s’attardent sur elle. Elle détourne les siens, gênée et son regard glisse vers Sergeï qui la fixe intensément. Helena sent son souffle se saccader et un sentiment d’oppression monte en elle. Frédéric continue son discours. Il mentionne le travail accompli et les objectifs à atteindre. Finalement, après 10 minutes de présentation, Frédéric conclut par « C’est pas le moment de se relâcher ». Helena le regarde droit dans les yeux lorsque qu’il appuie cette dernière phrase en la fixant d’un regard brûlant. Elle se sent particulièrement visée. Elle a l’impression que cette réunion a été préparée et exécutée expressément pour elle. C’est comme s’il s’agissait d’une réponse directe à son mail du matin. Honteuse, le rouge aux joues, elle baisse les yeux en se joignant aux brefs applaudissements de l’assistance. Alors que la petite foule se disperse, Helena voit Frédéric et Sergeï s’entretenir en glissant des regards vers elle. Elle se lève et part vite se réfugier derrière son bureau.

    Helena ne décroche plus les yeux de son ordinateur du reste de la journée. Elle reçoit, vers 17h un mail de Pascale Prot, lui annonçant qu’elle-même et Ophélie Dujardin, une employée du service recrutement, ont été chargée de sa demande de changement de contrat. Elle lui propose ainsi une réunion dès le prochain lundi, le 24 février, à 10h30. Surprise de la rapidité de réponse, Helena s’empresse d’adresser son accord, une appréhension grandissante en son sein. Elle se replonge ensuite dans son travail, si bien qu’à 20h, lorsqu’elle entend la voix de Frédéric l’interpeller juste derrière elle, elle sursaute. Elle remarque alors qu’il n’y a plus personne dans l’open-space et qu’une fois encore, la salle s’est vidée dans qu’elle ne s’en rende compte. Elle se retourne et en voyant le visage fermé de Frédéric, ses joues se colorent de nouveau. Elle ne lui a jamais vu ce visage grave… Elle l’a déjà vu afficher un visage concentré, pour d’importants enjeux au travail, mais fermé, c’est la première fois. Elle a déçu Frédéric… lui qui comptait sur elle, qui l’a soutenu, qui était là, qui… « Je voudrais te parler. » Frédéric interrompt le flot de ses pensées. Helena, prise de court, répond en bégayant légèrement « Euh… Ou… oui, oui bien sûr ! ». Et elle s’empresse de faire de l’ordre sur son bureau en lui indiquant la chaise face à elle. Frédéric s’assied et entre directement dans le vif du sujet : « Pourquoi tu demandes un travail à temps partiel Helena ? » et sans lui laisser le temps de répondre, il perd sa maîtrise « Franchement ! Je comprends pas ! Pourquoi maintenant ? Tu te débrouilles bien, tu es une très bonne recrue, tu fais du bon travail… Qu’est-ce c’est ? tu essaies de trouver un job chez la concu ? T’es pas bien ici ? … Je comprends pas, explique moi ! ». La tête baissée, une boule dans la gorge, Helena répond d’une voix étouffée : « Je… je… je suis enceinte. » Un long silence suit cette révélation et Helena finit par relever la tête pour voir l’expression de Frédéric. Il s’est affaissé sur le dossier de sa chaise et regarde dans le vide quelque part derrière elle, en frottant son début de barbe. Helena l’interpelle, d’une petite voix, puis plus fort, n’obtenant pas de réaction à la première tentative. Frédéric sort de ses pensées et regarde Helena. Puis il se penche vers elle en s’animant soudain. « Mais euh, ça fait longtemps ? Ah bah je comprends pourquoi tu étais fatiguée ! Tu peux avorter ? C’est encore possible, non ? » « J’en suis à 14 semaines… » « et le délai, c’est quoi déjà … 20 semaines c’est ça ?! Bah voilà ! Non mais fait pas ça, t’auras plein de temps pour en faire, des gosses… Ça va te freiner ! Fait pas à ça Helena… tu es si prometteuse… ». Helena est au bord des larmes et répond avec difficulté « Le délai est de 12 semaines, et non je ne vais pas avorter, et oui je sais que ça va freiner ma carrière, mais j’y peux rien ! Maintenant j’aimerais vraiment finir ce dossier si tu veux bien… » Et elle se détourne pour faire face à son ordinateur et reprendre son travail. Les larmes roulent sur ses joues. Elle entend la chaise de Frédéric racler le sol alors qu’il se lève puis ses murmures quand il s’éloigne : « Quelle bêtise… si prometteuse… ». Helena se retrouve seule dans l’open-space assombri par la nuit qui était tombée au dehors. Elle pleure et alors qu’elle sent la crise de panique arriver, elle entend Henry Commure l’appeler. Le vigile maladroit la regarde, depuis l’ouverture de la porte. « Bah… ça va pas miss ? ». Helena se reprend et lui répond entre deux respirations saccadées qu’elle a connu des jours meilleurs. « … Je vois bien, mais vous faites pas tant de soucis, ça va passer. Ya des jours comme ça… Enfin, faut pas nous faire une Patrick hein ! » Et sur ces mots, Henry met la main devant sa bouche en agrandissant les yeux : « J’aurais pas dû dire ça ». Confuse, Helena demande « Dire quoi ? Qu’est ce c’est une Patrick ? » et le vigil, embarrassé lui répond « Non non mais… c’est rien… C’est une vieille expression dans l’entreprise, c’est un ancien employé d’ici qui… Non, non mais oubliez… Aller, restez pas là, vous devriez rentrer chez vous maintenant… ». Helena est fatiguée et complètement chamboulée. Elle acquiesce et rassemble ses affaires. Après avoir éteint l’ordinateur, elle salue Henry Commure et quitte l’open-space. Henry reste là. Helena ne sait pas qu’il a assisté à toute la scène entre Frédéric et elle.

    En arrivant à son poste à 9h, le vendredi 21 février, Justine voit Henry en train de chercher quelque chose dans les tiroirs du comptoir de l’accueil. « Bonjour Henry, lance-t’elle d’une voix chantante, vous cherchez quelque chose ? Je peux vous aider ? ». Henry lui répond qu’effectivement, il avait utilisé un post-it pour noter sa liste de courses trois au jours auparavant et que tête en l’air comme il était, il l’avait oublié sur le comptoir et depuis, pas moyen de remettre la main dessus ! Justine rigole et dit à Henry qu’elle se souvient avoir vu le post-it mais qu’il a fini à la corbeille entre temps. Henry soupire puis il s’excuse auprès de Justine d’avoir inspecté les tiroirs. Alors qu’il est sur le départ, Henry s’attarde devant le comptoir. Justine, voyant son hésitation, lui demande s’il y a autre chose qu’elle peut faire pour lui et Henry réfléchit encore plusieurs secondes avant de répondre « Euh… A propos d’Helena… Elle tient le coup ? Je veux dire, la grossesse tout ça… » « Grossesse ?! Quelle grossesse ?! Attendez quoi ?! Genre la miss Helena est enceinte ?! Eh bah dis donc… ça c’est une nouvelle ! C’est Philipe qui va être surpris ! ». L’intervention de Brian stoppe nette la conversation d’Henry et de Justine. Le temps que Justine ouvre la bouche pour demander à Brian de ne pas répandre la nouvelle, il est déjà parti, tout guilleret. De toute façon, cela n’aurait pu qu’être pire si elle lui avait demandé de se taire. Justine gratifie Henry d’un regard sombre. Sans faire attention, il a parlé trop fort et à cause de cela, toute l’entreprise va être au courant dans l’après -midi. Contrariée Justine lui lance « Bravo ! Maintenant il va aller claironner ça partout… Vous n’êtes même pas censé être au courant et vous criez déjà la nouvelle à tue-tête ! » et en voyant le visage affligé d’Henry, elle se radoucit « Non… excusez-moi, ce n’est pas à vous que j’en veux… Même si vous auriez quand même pu parler moins fort ! C’est à lui, cette espèce d’énergumène de Brian… Allez, ne vous flagellez pas trop, ça se serait bientôt su dans tous les cas… ». Henry acquiesce et s’éloigne en culpabilisant. Justine secoue la tête, respire un grand coup et commence à organiser son bureau pour la journée.

    Helena arrive au travail quelques minutes après l’incident mais ne croise ni Justine, ni Henry. Elle se dirige naturellement vers son bureau et s’assied en se préparant mentalement pour sa réunion de lundi à venir. Elle a annoncé la nouvelle à Marc la veille mais il n’a pas réagi comme Helena l’espérait… Par ailleurs, il ne lui a répondu que très vaguement lorsqu’elle lui a demandé où il en était dans ses démarches pour avoir moins de déplacements… La matinée se passe sans accros, même si Helena sent des regards insistants de la part des personnes présentes dans l’open-space. Frédéric vient la voir juste avant midi et s’excuse de s’être emporté la vieille, il a juste été pris de court et c’est tellement dommage… Ca le touche beaucoup et il espère qu’Helena le comprend. Finalement, il lui dit qu’il ne pourra pas être là à la réunion de lundi et il lui propose de prendre l’après-midi pour un week-end anticipé. Helena est très surprise de ce revirement et ne sait pas trop si elle devrait accepter. Elle finit par décider de suivre son conseil et rentre après avoir mis ses affaires en ordre.

    Le week-end passe et quand vient lundi Helena est toute stressée. Elle a les mains moites et le cerveau en effervescence ; d’autant que Frédéric lui a confié de nouvelles missions spéciales. En effet, en arrivant à son bureau, elle a trouvé une petite pile de dossiers, accompagnés d’une note. Dans cette-dernière, Frédéric demande à Helena de rédiger de brefs rapports sur toutes ses missions en court, de les imprimer en versions papier et de les laisser sur son bureau. Puis une fois cette tâche effectuée, elle devra s’occuper en priorité des nouveaux dossiers qu’il lui a amenés avant de reprendre ses missions. Helena s’attelle donc à la rédaction de ces rapports sans très bien comprendre pourquoi, mais son esprit est trop obnubilé par le reste pour prendre le temps de chercher des explications. Toutes les 2 minutes, Helena regarde l’heure dans le petit cadrant en bas à droit de l’écran de son ordinateur. Quand arrive finalement 10h15, Helena finit sa phrase, enregistre don dossier et éteint son ordinateur. Elle respire un grand coup, passe par les toilettes pour se rafraichir le visage et se dirige vers la salle de l’entreprise choisie pour la réunion. Elle sait qu’elle doit rencontrer Pascale Prot et Ophélie Dujardin. Si Helena connait clairement la première, en ce qui concerne Ophélie, elle n’est pas très sûre de qui il s’agit. Lorsqu’elle entre dans la salle 5 minutes en avances, Helena constate que Pascale et Ophélie sont déjà arrivées et sont en train de s’installer. En voyant son visage, elle remet tout de suite Ophélie. Il s’agit d’une jeune femme un peu réservée, souple et tolérante. La plupart du temps dans l’ombre de Pascale, Ophélie a souvent un rôle de médiatrice ; elle sait que Pascale peut sembler dure, un peu manipulatrice et qu’elle a ses idées bien ancrées mais ce n’est pas une mauvaise personne… Elle voudrait que les autres le voit aussi et c’est pour cela qu’Ophélie s’applique à tempérer sa collègue. Si elle récupère de temps à autre des post-it signature de Pascale et qu’elle s’excuse parfois après le passage de sa collègue, Ophélie reste effacée et humble en sa présence. Par exemple, elle n’ira jamais confier à Pascale ses quelques idées et remarques que l’on pourrait prendre pour progressistes ou féministes. Elle ne souhaite surtout pas créer de problèmes et veut garder une bonne entente avec sa collègue. Helena et elle n’ont pas de liens : quelques bonjours autour de la machine à café et voilà. Ce matin-là en revanche, c’est un bonjour accompagné d’une poignée de main qui est de mise. Helena salue donc ses deux collègues puis s’installe à son tour.

 

Auteure ou autrice (va falloir choisir un jour) : Lorysse Marchal

Le chapitre 6 la semaine prochaine !